Un rêve de plus ça te dis ? Cap ou pas cap ?

Un rêve de plus ça te dis ? Cap ou pas cap ?


Moi, un certain... CHANGEMENT RADICAL.

Impossible de me connaitre je change tout le temps, mais je reste cette fille banale, vous comprenez ?

Merci beaucoup à tous ceux qui ont accepté de sacrifier un peu de leur temps pour lire mon histoire et pour me prouver que je ne rêve pas pour rien. Que vous aimiez ou pas, je m'en fiche, ce que je voudrais, ce sont des avis et des conseils.BisousAtous.


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Je me le suis promis, d'accepter ce que je suis, ce que les autres sont, ce que nous sommes, ce sera difficile, je sais, d'oser soutenir son regard, c'est douloureux je sais,d'oser garder la tête haute, mais cette souffrance est le prix à payer, honnête je crois, pour accepter la vérité et être heureux à la fois.


J'ai changé, et on m'a aidé, merci.

Je continue de rêver, mais en plus de ça, je commence à essayer.
Je commence à trouver le monde dans lequel je me sens bien, je m'approche peu à peu de lui, il me plait bien. Il est vaste, réconfortant, et plus vivace qu'il n'y parait. J'entre et je visite. J'ai déjà trouvé du monde pour m'accueillir, et pour m'aider à avancer. Je voudrais qu'ils m'aident à trouver la clé, pour m'y enfermer. Pour y rester. Ne ma lâche pas pas la main, s'il te plait, continuons, marchons.




Et vous ? Vous avez fait quoi ces derniers temps ?





JeVousAimeMerci







Arrête de dire ça la vérité me fait pleurer... ==> Damien Saez : Alice




# Posté le mercredi 03 juin 2009 15:25

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 12:31

On fait Amies - Amies ?

On fait Amies - Amies ?



C'est dans ces moments là que l'on se rend vraiment compte quel rôle joue l'amitié. Elle comble les trous et les blessures qui désertent peu à peu notre c½ur de toute source de gaité. Qui enlèvent toute la magie des sentiments à cette pauvre petite chose, si frêle et fragile, ne laissant derrière eux qu'une machine sans âme condamnée à battre inlassablement seconde après seconde, minutes après minutes .....A broyer cruellement du sang et à l'empoisonner avant de le répandre dans chaque partie d'un corps qui voit s'éteindre peu à peu la lumière. A former une carapace, empêchant toute émotion de germer, et de refleurir pour rallumer la flamme de la vie.

C'est pour toutes ces raisons que je tenais absolument à ce que l'amitié soit toujours présente en moi, pour ne pas vivre en se sentant mourir chaque jour. Mais pour vivre en voyant la lumière s'animer pour chaque être cher, et sentir au fond de soit, que l'on est heureux, d'avoir gagné cette vie là.

Extrait de mon dernier chapitre ( non plublié ), qui, je trouve, correspondait plutôt bien à cet article.

JeVousAimeMerci



# Posté le samedi 23 mai 2009 19:13

Modifié le mardi 15 septembre 2009 14:23

CHAPITRE 1 .

CHAPITRE 1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 .
UNE VIE PEUT EN CACHER UNE AUTRE





Prologue :

La plupart des gens pensent que les choses extraordinaires n'arrivent qu'aux autres, mais la vie elle même est extraordinaire. Le personnage d'une histoire est rendu incroyable seulement par les aspects que sont auteur veut montrer de lui ; chaque mot, chaque phrase, chaque ligne tourne la banalité d'une vie ordinaire vers un conte fantastique, une histoire d'amour magique ou encore un récit épique peuplé d'aventures fascinantes....Il ne suffit que d'écrire son histoire pour sortir de cette banalité pesante, ou peut être tout simplement, pour laisser une trace de sois, afin de prouver son existence. Ma vie à moi, est assez longue à raconter...




CHAPITRE 1 :

- Lâchez-moi ! Je vous en supplie !
- Fais la taire !
- Non je vous en sup...
- T'es prêt ? A trois : un, deux.....
- AAHH !
Je sursautai dans mon lit en me réveillant brutalement. Mes mains étaient moites, sur mon front, des gouttes de sueurs dégoulinaient, mon corps tremblait, ma tête tournait. J'attendis quelques secondes de me calmer et de reprendre mes esprits ; je tournai la tête vers mon réveil : il indiquait 6h13 du matin.
Ce n'était pas la première fois que je faisais ce rêve. Dans celui-ci, j'étais seule, allongée dans une pièce blanche sans porte, paralysée. Deux hommes étaient survenus de nul part, habillés de noir, le visage caché par un masque blanc. Ils écorchaient mon bras d'une lame avec lenteur et sur les mur, je voyais dégouliner du sang d'un rouge pur. A bout de force, je les suppliais mais l'un des deux hommes recouvrait alors ma bouche d'un tissu qui brulait ma peau et ma chair. Puis, l'un m'agrippant fermement les bras ensanglantés, l'autre pointant son arme blanche au dessus de mon front, ils contaient jusqu'à trois, s'attendant à un quelconque phénomène, et je me réveillais.
Je me levai et ouvris la fenêtre qui donnait sur la rue. L'air me faisait du bien et calmait mon esprit. Malgré quelques petits nuages, le ciel était bleu : la journée s'annonçait agréable.
Je m'étais habituée à faire des rêves très étranges. Presque tous aussi sinistre...Mes nuits étaient souvent mouvementées.
J'attrapai ma robe de chambre et je descendis prendre mon petit déjeuner. Papa était déjà debout, prêt à partir.
- Emma...se lamenta-t-il, combien de fois devrais-je te répéter que tu n'as pas besoin de te lever aussi tôt ?
- Bonjour quand même, répondis-je sèchement.
- Tu pourras dire à ta mère que je ne rentre pas avant 9 heures ce soir ? J'ai une réunion.
- Papa, tu as une réunion tous les samedis, maman est au courant maintenant!
- Redis-lui quand même. Je dois y aller. Bonne journée !
- A+, répondis-je toujours aussi enthousiasmée.
- Oh! J'allais oublier ! Bonne fête ma chérie ! Tu emmèneras des bonbons à l'école, il y en a dans le placard. 15 ans ça se fête !
- Papa j'ai plus 4 ans!
Trop tard, il avait déjà claqué la porte.
Primo : aujourd'hui était samedi donc pas de collège, secondo : papa me prenait toujours pour son petit bébé adoré. Il n'arrivait pas à comprendre à quel point cela m'exaspérait ! Il était également très protecteur avec maman. Je doute que ce soit pour cette raison que leur couple s'irritait de plus en plus mais ce dont j'étais certaine, c'est que ma mère ne voulais plus de son mari, elle voulait juste d'un père pour moi, et que mon père lui, était toujours éperdument amoureux de maman et se servait de moi pour montrer sa gentillesse et sa douceur ( sauf qu'il en faisait beaucoup trop ).

Cela faisait deux ans et demi que nous vivions, mon père, ma mère, mes frères et moi en France. Papa était français et maman américaine. Ils s'étaient rencontrés dans le restaurant où maman travaillait en temps que serveuse. Papa lui, était en vacances, mais après les quelques instants passés avec ma mère il démissionna, préférant quitter la France pluvieuse, s'éloigner de ses parents réprobateurs et ouvrir de nouvelles portes sur une nouvelle vie et un nouveau métier ( garagiste était trop fatiguant et trop salissant pour lui ).
Dès ma naissance, ils s'appliquèrent à me parler aussi bien français qu'anglais, j'étais donc bilingue, un atout parmi mes nombreux défauts. A l'école, j'avais toujours eus de bonnes notes, ce qui me valut d'être la « chouchoute » de mes professeurs et d'être surnommée « l'intello ». Je détestais ça. Mais ce n'est pas pour autant que je n'avais pas d'amis, j'arrivais à tisser des liens assez forts avec certaines filles, mais pour ce qui est des garçons...Ils préféraient largement les brunettes à cheveux bouclés et peau bronzée plutôt que moi, petite blondinette aux cheveux raides et à la peau couleur porcelaine.
Lorsque j'eus 8 ans, mes parents se décidèrent enfin à me donner un petit frère : Alex. Il se retrouva vite au centre de l'attention, mais je l'aimais quand même. Et puis comment ne pas résister au charme d'un petit diable aux yeux verts et aux cheveux aussi noirs que l'ébène. Ce que j'adorais plus que tout chez lui, c'était son regard innocent après avoir fait une bêtise, maman essayait pourtant de le gronder, mais elle n'y arrivait jamais. Et puis avec le temps nous sommes devenus moins complices tous les deux, sans compter que nous avons du accueillir un nouveau membre dans la famille. Raphaël naquit 5 ans plus tard, peu de temps après avoir emménagé à Paris. Je m'occupe de lui comme si j'étais sa mère, c'est peut-être à cause de cette différence d'âge que je suis si protectrice, mais je ne m'en plains pas.
Dans mon nouveau collège, j'avais eu quelques petites difficultés à m'habituer. Le début d'année avait été plutôt difficile, aussi bien physiquement que moralement. J'avais cédé à l'angoisse provocant des malaises qui n'arrangeaient pas les choses....La fatigue s'était emparée de moi et il m'a fallut un certain temps pour reprendre mes forces si petites soient-elles . J'avais fait la connaissance de Lilia, une fille de ma classe. Nous sommes devenues de très bonnes amies et aujourd'hui nous sommes encore plus que bonnes amies : c'est la seule personne à qui je peux confier mes secrets les plus lourds, elle me soutient dans les moments difficile, et me fait rire dans les plus faciles, je sais lui parler, elle sait m'écouter, je sais lui parler : c'est ma meilleure amie.
Nous avions rendez-vous devant le cinéma, puis, après avoir vu un film dont j'ignorais encore le nom nous étions censées aller déjeuner dans la cafétéria d'à côté.
Je finis de manger tranquillement avant de monter dans ma chambre où j'enfilai un jean, une tunique bleue qui faisait ressortir mes yeux et m'attachai les cheveux en queue de cheval. Après m'être brossée les dents et avoir passé un trait de crayon noir sur mes yeux ( indispensable si je voulais paraître présentable ), je retournai dans ma chambre .
A 8h45 on frappa à la porte. Dans une heure j'avais rendez-vous avec Lilia, pourquoi cette avance si soudaine ? Cela ne me déplaisait pas pour autant et je dévalai l'escalier en courant. J'ouvris la porte à la volée :
Je me figeai d'un coup.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 17:02

Modifié le mardi 23 juin 2009 15:59

CHAPITRE 2

CHAPITRE 2
CHAPITRE 2 : Invités inattendus.

- Mademoiselle Loiseau ?
- ...euh....oui ? Répondis-je tremblotante.
- Bonjour, je me présente : Inspecteur Dubois, et voici mon assistant : Mr Blanchet.

Les deux policiers, attendaient devant ma porte, comme si tout était normal. Moi, je cachai la moitié de mon visage derrière la porte, ne voulant pas leur avouer mon inquiétude. Mr Dubois était assez âgé car on pouvait percevoir facilement des rides profondes aux coins de ses yeux et sur son grand front. De taille moyenne et assez mince, se dégageait de lui une sorte de bienfaisance et de sérénité. Mr Blanchet, lui, était très grand ( 1m95 minimum ) et très mince. Il devait bien avoir 20 ans de moins que son supérieur, ses pommettes étaient légèrement rouges et ses cheveux blonds étaient séparés par une rai sur le côté de son crâne.

Un grand nombres de sentiments traversèrent alors tout mon corps sans que j'arrive à les gérer : La peur, l'incompréhension, l'angoisse, le stress, le doute, la méfiance ... Si ces policiers étaient là c'était pour une bonne raison. Je commençai alors à m'imaginer toutes les possibilités qui auraient pues les amener jusque chez moi : Mon père faisait peut-être partie d'une agence secrète de criminels, il avait peut-être cambriolé une banque, il avait peut-être commis un délit quelconque. Ma mère, elle, était peut-être complice du cambriolage d'une bijouterie, on l'avait peut-être aperçue en présence d'un dangereux criminel, elle avait peut-être été filmée par une caméra de surveillance avec une arme à la main... Je me ressaisis tout à coup, mes parents étaient d'honnêtes personnes et il n'y avait aucune raison d'avoir peur, je n'avais rien à me reprocher, ni à mes parents, alors pourquoi cette boule dans mon estomac emplissait-elle à chaque seconde que les deux
hommes me fixaient ?

- Pouvons-nous entrer un instant ? Me demanda poliment l'inspecteur.
- Euh....oui....bien sûr.
Je m'écartai et les laissai entrer avant de refermer la porte derrière eux.
- Vous êtes seule ici ? M'interrogea Mr Dubois.
- Il y a aussi mes frères, ils dorment encore, pourquoi ?

Soudain, la boule qui ballotait mon estomac se resserra : Raphaël se mis à pleurer. Je compris maintenant la raison de mon angoisse. En voyant arriver ces policiers, ma plus grande crainte était pour mes frères. Que pourrait-il nous arriver ? Il n'y avait aucun danger et pourtant une inquiétude immense envers mes frères me rongeait de l'intérieur.
Mon regard se posa sur l'escalier, puis je tournai la tête vers l'inspecteur qui, d'un petit signe, me permis de monter.
- Merci, dis-je en me dirigeant vers les marches.

Raphaël était debout dans son lit, le visage tout rouges, trempé de larmes. Je le pris délicatement dans mes bras et embrassai son front. Il me faisait du bien, me redonnait courage. Il se calma très vite dans mes bras, il releva la tête et me regarda de ses grands yeux bleus. Je l'embrassai encore une fois et, prenant une grande inspiration, je redescendis auprès de mes invités plus ou moins indésirables.

- Vous vous occupez de votre frère pendant l'absence de vos parents ? Me demanda Mr Dubois
- Oui, mais je vais le déposer à la garderie avant de partir, j'ai un rendez vous à 11h00.
- Vous avez un autre petit frère n'est-ce pas ?
- Oui, Alex, il a 7 ans, il dort pour l'instant et je ne tiens pas à le réveiller tout de suite. Excusez-moi, pourquoi toutes ces questions, y a-t-il un problème ? C'est que je suis pressée.... M'impatientais-je tout en tentant de rester polie.

La cause de mon impatience était plutôt due à la boule dans mon estomac qui ne cessait de s'intensifier à chaque seconde, aux battements de mon c½ur qui cognaient avec force contre ma poitrine, aux tremblements de ma voix et au malaise qui grandissait en moi. J'étais sur mes gardes, quelque chose n'allait pas, j'avais le pressentiment que la conséquence serait un danger pour les garçons.....et j'ignorais pourquoi, mais je commençais également à m'inquiéter pour ma mère.

- Ne vous inquiétez pas mademoiselle, nous ne sommes là qu'en simple visite. Serait-il possible de parler plus sérieusement, je sais bien que tu as une sortie de prévu....oh, cela ne te dérange pas que je te tutoie j'espère ?
- Non bien sûr, venez vous asseoir.

Je les entrainai alors vers le salon, déposai Raphaël dans son parc, dégageai le canapé des jouets que je n'avais pas rangé la veille et invitai les policiers à s'asseoir. Je remarquai que l'assistant de Mr Dubois prit garde d'attendre que son supérieur se soit assis avant de s'asseoir à son tour. Mr Blanchet ne disait toujours rien, il observait attentivement, scrutait tous les recoins de la maison, cherchant à dénicher le moindre détail.

- Bien, Emma, je dois te faire part d'une nouvelle...

# Posté le dimanche 03 mai 2009 06:27

Modifié le samedi 16 mai 2009 06:58

CHAPITRE 3

CHAPITRE 3
CHAPITRE 3 : La Nouvelle.

Comme cela me manquait d'être une simple enfant, d'être insouciante, de ne pas comprendre, d'être juste là, de vivre simplement, d'être aimée, choyée, et de ne connaître que sois même. Raphaël était à quatre pattes dans son parc, il gazouillait, croquait un jouet par-ci, en goutait un autre par-là...J'aurais été capable de donner n'importe quoi pour être à sa place, là, maintenant, pour m'enfermer dans mon monde, pour fermer la porte de mon esprit et jeter la clé, pour ne pas savoir, pour ne pas comprendre...Non, je ne voulais pas comprendre.

- Emma c'est impossible pour l'instant.
- Je veux voir ma mère, où est-elle ?
- Tu ne peux pas, plus tard, elle n'est pas en état.
- Où est-elle ?!!!

Ma voix tremblait de rage, ou peut être de peur, je ne le savais pas. Des larmes coulaient sur mes joues. Je ne voulais pas les montrer, je ne voulais pas quelques soient là. La colère, le désarrois, l'incompréhension...Je ne voulais pas comprendre ! Je ne voulais pas ! Le vérité est parfois si dur à accepter que l'ignorance est préférable.

- Emma calme-toi, ta mère est entre de bonnes mains, des médecins prennent soin d'elle, mais ils recommandent pour sa santé et pour la tienne, que tu ne la vois pas. La voir dans le coma serait trop difficile, tu es trop fragile, il faut que tu comprennes ça.
- Que je comprenne quoi ? Qu'on m'enlève mes parents c'est ça, qu'on nous condamne, mes frères et moi à devenir orphelin ?
- Non Emma, ce n'est pas ça du tout, seulement ta mère est dans un état critique, c'est pour sa santé, quand à ton père, tu pourras bientôt lui rendre visite, et s'il est innocenté, il reprendra votre garde. En attendant d'avoir plus de preuves, la loi nous oblige à le laisser en garde à vue. Quant à tes frères et toi, quelqu'un viendra vous chercher au poste, une famille d'accueil en quelque sorte. Une fois que le tribunal aura prouvé l'innocence de ton père, vous retournerez vivre avec lui.

Il avait réponse à tout, il devait me faire comprendre que j'avais tord, pour faire son métier, pour m'emmener, mes frères et moi au poste de police et pour nous livrer à une famille qui n'est pas la notre.

En ce moment même, mon père était coincé au poste, attendant de voir ses enfants partir et sa femme mourir. Il devait se sentir horriblement seul, impuissant. Il fallait absolument que nous allions lui rendre visite, lui dire que nous étions là, le soutenir, le réconforter.

Et ma mère...elle était dans le coma, entre la vie et la mort...On l'avait retrouvé ce matin dans les toilettes du « petit caprice », le restaurant dans lequel elle travaillait. Elle était défigurée par les bleus et les marques que sont agresseur avait laissé sur elle. Je tentai de me l'imaginer mais cette pensée me tordit l'esprit. Les samedis matins elle partait tout le temps vers 6h00, car elle devait aussi travailler en cuisine avant de faire le service. Je me souvins alors de l'heure à laquelle je m'était réveillée : 6h13 ! J'aurais pu la voir avant que tout cela n'arrive ! J'aurais pu lui dire de rester, la serrer dans mes bras et lui dire à quel point je l'aimais !

Mr Dubois avait un air désolé, il m'inspirait confiance, son regard était profond et calme. Par son expression, je comprenais qu'il s'excusait de ce qu'il était en train de m'infliger. J'étais pourtant tellement en colère contre cette injustice, je le savais, j'en étais sûre, j'en étais convaincue ! Il y avait quelque chose en moi, une chaleur dans ma poitrine qui me que disait que mon père était innocent.
Pour l'instant je n'avais pas le choix, j'allais devoir partir avec Alex et Raphaël dans une autre famille. Mais j'allais devoir libérer mon père....cela risquait d'être un peu difficile, et je n'avais aucune idée de la façon dont j'allais m'y prendre. Je n'avais aucune preuve, aucun indice....juste une chaleur au fond de ma poitrine.

- Et notre famille d'accueil, comment est-elle ? Demandais-je après avoir essuyé mes larmes.
- Ne t'en fait pas pour ça, ce sont des gens très sympathiques et attentionnés, ils s'occuperont bien de vous. Cette famille est habituées à recevoir la garde d'enfants pour quelques temps lorsqu'ils sont en situation difficile. Ils ont déjà adoptés des enfants, vous ne serez pas seul !
- Quand devons-nous partir ?
- Mr Blanchet reviendra vous chercher dans une heure, en atten....
- Emma ?

Alex était perché en au de l'escalier et nous regardait avec un air ahuri. J'avais du le réveiller en pleurant et cela avait du l'inquiéter plus qu'autre chose.

- Oh Alex remonte te coucher, je reviens te chercher dans 10 minutes, c'est promis ! Allez retourne te coucher.
- Où est maman ?
- ...Au travail...je sentis le regard accusateur de Mr Dubois se poser sur moi.
- Pourquoi il y a des messieurs dans le salon?

Je ne pouvais plus lui cacher, il fallait que je lui dise avant que Mr dubois ne le fasse. Je pris une grande inspiration, je me levai du canapé et allai m'accroupir devant lui :

- Alex, écoute moi bien, Maman à eut un accident et elle est à l'hôpital, avec des médecins qui la soigne. Papa est chez la police car il y a des personnes qui disent que c'est lui qui a fait du mal à maman, mais ce n'est pas vrai. Alors en attendant que papa puisse sortir de chez les policiers, nous allons aller dormir chez des gens qui vont s'occuper de nous. Nous irons voir papa, et quand maman sera guérie, nous irons lui rendre visite aussi. Mais en attendant, elle est très fatiguée, et il faut la laisser se reposer. Et puis ça ne va pas durer longtemps, ne t'inquiètes pas, bientôt tout redeviendra comme avant, d'accord ?
- Maman est à l'hôpital ?
- Oui mais ne t'inquiète pas, elle prend des médicaments et il y a beaucoup de gens qui la soignent. Tout ira bien ne t'inquiète pas, ça ne va pas durer longtemps. Je suis sure qu'en ce moment papa et maman espèrent que tu te comporte comme un grand garçon courageux ! On va aller préparer nos affaires d'accord ?
- Oui...Mais pourquoi papa est chez la police ? Pourquoi ce n'est pas le méchant qui est chez la police ?

Ses yeux brillaient mais je savais qu'il ne pleurerait pas. Il avait peur, l'angoisse qui se dégageait de lui s'emparait de moi, mais je refusait catégoriquement de me laisser emporter par les sentiments. Il était déjà assez chamboulé, il ne fallait pas qu'il voit en plus sa s½ur pleurer sous son nez.

- Les gens commettent parfois des erreurs, les policiers, eux, se sont trompés. Ils croient que papa est coupable alors que c'est faux. Ils vont vite retrouver le vrai coupable tu verras. Papa sera bientôt libéré car il est innocent, et les innocents ne restent pas en prison. Ça va aller, ne t'inquiète pas, les policiers vont vite réparer leur faute.
- ...

En réalité, ces quelques mots s'adressaient à Mr Dubois. Je jetai un regard furtif en direction du canapé et vis qu'il me dévisageait d'un regard accusateur mais compréhensif.
Je me forçai à sourire à Alex et lui dit de monter dans sa chambre chercher quelques jouets. Il s'exécuta au pas de course.



# Posté le dimanche 10 mai 2009 17:41

Modifié le samedi 16 mai 2009 08:12